Allez, je me lance un coup de chapeau.
L'aube de la crise monétaire pointe à l'horizon. C'était une évidence qu'après la déconfiture des marchés financiers viendrait celle des Etats, c'est-à-dire qu'après les bourses, les monnaies plongeraient de concert. Voilà un an que nous affirmons cette évidence à quelques-uns. Samir Amin, Boccara, et quelques autres. Voilà un an que l'on nous dit que l'économie va redémarrer d'un coup de baguette magique. Manque de bol, l'économie et la magie, ça fait deux.
Nous sommes au début d'une crise monétaire majeure. Vous autres qui avez vos trois francs six sous en bourse, ce serait peut-être le moment de vous en débarrasser. Hier, on résolvait ce genre de difficulté par une bonne dévaluation. On était endetté, on remboursait les banquiers en monnaie de singe. De Gaulle qui n'était pas un affreux gauchiste, a plus d'une fois appliqué la recette.
Aujourd'hui, la logique voudrait qu'Athénes dévalue sa monnaie de 20 % pour mettre au pas ses créanciers véreux. Manque de bol, Athènes s'accroche à la zone Euro et ne contrôle plus sa politique monétaire. Le bon sens le plus évident, la grosse Minerve, voudrait que le gouvernement de la Grèce envoie ballader la BCE et retrouve son pouvoir sur la monnaie. Ca couterait cher aux banques, à la grosse Merkel, mais ce serait La Solution, The Solution, in English in the text. Mon vieux prof de Sciences-Pô, Jean-Jacques Rosa, ne dit d'aillleurs rien d'autre et lui non plus n'est pas un gauchiste.
Mais où on va rire, c'est avec le jeu de domino qui va s'ensuivre. Je ne parle pas de l'Espagne ou du Portugal. Compte tenu de leur poids économique, leurs difficultés monétaires feront l'effet d'une picquure de mouche sur le cul d'une vache.. Mais des Etats-Unis qui reste le pays le plus endetté. Cette année, la dette US s'élève à 1 600 milliards de dollars, soit 11 % du PIB ricain. Depuis qu'ils sont sortis du système de Bretton Woods en 1971, les Américains ne cessent de vivre au-dessus de leurs moyens. Si les agences de rating n'étaient pas contrôlées par les US, voilà belle lurrette qu'elles auraient baissé la note du pays d'Obama. Si les traders n'étaient pas que des crétins, ils auraient vendus tout ce qui touche aux Etats-Unis de près ou de loin.
En plus, la baisse du roro ne va pas arranger les choses pour les US. Ils vont Leurs exportations vont mécaniquement se contracter, ce qui va gréver un peu, pardon, beaucoup plus leur balance des paiements. C'est automatique, comme la fermeture des portes dans ce putain de RER.
Donc Obama et ses copains libéraux vont se prendre un soleil dans les moins prochains. Le capitalisme en cessation de paiment. Bravo !!!!

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